La chaise longue

Le temps des après-midis d’été s’écoule lentement comme une rivière paresseuse presque à sec. La soif rêve d’être étanchée, les yeux de voir ou de lire, mais les jambes sont longues et la langueur pesante.

On attend, sans attendre, que l’eau quitte la peau du corps, que la baignade ne soit plus qu’un souvenir. On s’offre à la lumière. 

Quand l’automne arrive, tout prend l’aspect d’un jouet d’enfant cassé devenu sans usage.