Dans le saillant des côtes

Dans le saillant des côtes
L’organe écartelé
Le coeur physique

L’ocre sous-marin
Les lambeaux retournés
Et plus que l’air liquide

                La main prise
                Et reprise
                Dans nos propres entrailles
                Le corps comme une gorge
                Qui se noue

Enfin l’air, enfin l’air
Comme le dedans
Les deux ne faisant qu’un
Le corps aux quatre coins de l’espace

                Le souffle comme un râle