Et la vie est comme une opale
Vide avec deux arbres sur un fond
De gris couleur de vert sans relief
Il faut chercher sur ton visage
Gravé par les racines le paysage
En relief dans tes yeux où moi je perds
Et la vie est comme une opale
Grise couleur de vert sans relief
Il faut chercher parmi tes seins
La moisson de mémoire et de mots
Idiots comme mes yeux quand toi je perds
Il faut chercher comme les grains,
La poussière de soleil, de ta peau
Les soupirs abricots d’amour qui part
Et la vie est comme une opale
Grise couleur de vert sans relief
Les souvenirs tels des dessins
Un givre de coeur intérieur et vibrant
Un tracé pâle sur la tempe, sur le pouls
Un bijou de rétine qui coule dans les mains.