Flamboyante et claire, ses bonheurs sont à la limite du désespoir. La beauté hésite, parfois, autour de son apparence et début autour de sa cohérence. Elle est la timidité du hasard et l’arrogance du destin. Exigence absolue, elle nous oblige à être et hésite elle-même à exister. Elle est une espérance. Comtesse, marquise, libertine consciente de ses protections et des faiblesses de sa situation, elle est la marquise de Montespan de l’amour.
Passer à côté d’elle serait aussi criminel que si elle s’ignorait elle-même. Elle est une héroïne du sort. Avec elle, la littérature entre dans le corps et la réalité traverse la poésie. Romantique, on pourrait se brûler la cervelle pour elle, tel le lecteur des lettres d’une inconnue.
Les boucles sont de Botticelli, les lèvres de Vermeer et le regard de Fragonard.
Allez savoir s’il faut la suivre, l’aimer, l’écouter, la désirer ou la réconforter ?