À côté

À côté, en dessous, au-dessus. Cela dépend des lieux. Je suis toujours allé dans ces directions.

Isabelle a un fils et un mari. Elle habite en dessous. Je la croise dehors qui fume sa cigarette quand les autres ne sont pas là.

Un jour je vais la voir, quand les autres ne sont pas là.

Elle me parle, fait semblant de croire que je suis plus que ce que je suis. J’aime son mensonge. Elle me montre, Mozart, la vie des grands, la cigarette et elle me prend au sérieux comme on prend au sérieux un enfant.

Elle me rappelle mon « vieux Polonais » ou encore, ma fausse marraine, Lydia. Toutes et tous étaient à un pas de chez moi et me servaient de refuge. Ils ouvraient des parenthèses et me donnaient l’illusion qu’il pouvait exister d’autres façons d’être, qu’un jour, j’aurai ma place.