
Les dimanches me laissent souvent un goût de sel sur la peau. La plage où je vais porte le même nom que celle de Brigitte Bardot. La plage est quasi vide. Ma seule noce se fait avec le flot bleu si facile d’accès.
Le soir, quand nous rentrons, je découvre l’étrangeté de la violence. Les voitures, à l’approche de la ville, toutes égales, ralentissent et subissent le contrôle. Quand c’est notre tour, je vois le canon de la mitraillette à hauteur de ma vitre. Le soldat a le doigt sur la gâchette.
Il ne suffit pas de se dire que ce n’est pas pour nous qu’ils sont là.