Poème

L’ébène d’une dent

Qui, comme un tropique / Marque le monde de mon amour

Puis vient l’aurore

Comme aux frontières d'un miroir

Fleurs de ciel

Ton sommeil est sans orgueil

Le vent s’est arrêté

Sur le coeur de ton soupir

Écoutez la chanson du vent

Vent jaloux de la terre !

Glauque, éclose

Et les trois piliers de la rose.

Quand la nuit, ventre pénétrant

Le désert qui s'éparpille en grains d'immeubles ...

Viens !

Restons, et là, jamais l'un sans l'autre,

Attendre

Ta tête au-dessus de ma tête

A l’ombre du jour

J'entends couler goutte à goutte / Le musc du sable