La dune

Une grande dune au soleil couchant, des rochers noirs au pied.
La dune

Sur la photo je suis méconnaissable. Non pas parce qu’un chèche me masque tout le visage, mais parce que je bondis, léger. Est-ce bien moi cet adolescent, les sandales à la main, qui saute sur la dune pour la faire chanter avec l’air de gratter le dos d’une baleine avant qu’elle ne s’enfouisse sous la terre ?

La dune n’a pas chanté avec moi et, l’instant d’après, croyant rouler jusqu’en bas de cette colline de sable, j’ai retrouvé la pesanteur et je me suis enfoncé, prisonnier.