J’ai écrit un jour que la douleur était comme la pierre. L’océan entame à peine ces rochers de granit sur lesquels je marche. J’arpente ma souffrance. Elle est comme une frontière. D’un côté, les flots menaçants et sombres. La noyade. De l’autre la terre des autres, les villages, les ruelles impossibles à fréquenter. La souffrance me condamne à sauter de caillou en caillou et à suivre un chemin détourné et peut-être sans issue.