
Sur la photo je suis méconnaissable. Non pas parce qu’un chèche me masque tout le visage, mais parce que je bondis, léger. Est-ce bien moi cet adolescent, les sandales à la main, qui saute sur la dune pour la faire chanter avec l’air de gratter le dos d’une baleine avant qu’elle ne s’enfouisse sous la terre ?
La dune n’a pas chanté avec moi et, l’instant d’après, croyant rouler jusqu’en bas de cette colline de sable, j’ai retrouvé la pesanteur et je me suis enfoncé, prisonnier.