
Il y a aussi le son du silence. Les montagnes sont majestueusement arides. Aucun oiseau. On croirait que la terre sableuse est en suspens dans l’air, prête à tout envahir. Les sommets sont assemblés en une vallée profonde et étroite comme des cuisses serrées. La sonorité claire de l’eau qui trébuche en cascade domine tout le reste, tout en demeurant invisible. Ce n’est qu’après que l’on aperçoit la tache de verdure d’une oasis dans les Aurès.